🇲🇷 La Mauritanie ce n'est pas la France
De retour au camping et après une bonne nuit de sommeil, les choses sérieuses recommencent ce 22 janvier 😈 Nous avons fait le choix de ne pas emmener le travail scolaire pour notre escapade dans le désert mais il faut reprendre les bonnes habitudes 🧑🏫 À chaque fin de période, les enfants ont des évaluations de maths et de français. Rien d'officiel car nous ne rendons compte à personne, mais ça nous semble bien de continuer à leur faire faire des révisions et des contrôles 😁 Autant dire que cette fois-ci, les révisions n'ont pas été simples. Mauvaise volonté, fatigue, flemme 😡 Mais nous ne lâchons rien malgré les autres campeurs français autour de nous qui nous disent de laisser tomber. Et nos efforts payent, au troisième jour ce sont des enfants avec quasiment 100% de réussite qui s'empressent de partager leurs bonnes notes avec leurs grands-parents 👍
Une fois ces formalités accomplies, nous voulons reprendre la route vers Nouakchott, la capitale de la Mauritanie 🇲🇷 Nous souhaitons nous y arrêter car nous avons découvert un petit problème qui nous inquiète, on voit du jour entre une paroi et le sol du camping-car 😨 La faute sûrement aux vibrations depuis presque 1 an 1/2. Dit comme ça ça fait un peu peur mais on espère qu'en trouvant de nouvelles vis à la capitale nous pourrons rapprocher la paroi et combler cet espace 🤞
Mais avant, nous sommes invités à rencontrer Sidatty, le guide avec qui Lucie a été en contact initialement pour organiser notre excursion. Nous y allons avec Dominique, le français rencontré à Dakhla qui connaît la Mauritanie comme sa poche. C'est avec un grand sens du partage que Sidatty nous reçoit dans sa maison autour d'un thé, de pain et de confiture. Autant vous dire que les enfants se servent un deuxième petit-déjeuner 🫣 Notre hôte est incroyablement généreux, il nous demande si notre séjour dans le désert nous a plu, il s'intéresse aux enfants afin de savoir ce qu'ils en ont retenu. Il questionne Albin (c'est toujours Albin qui intéresse les hommes, république islamique oblige) sur ce qui est pour lui le plus important dans la vie : "ma famille" répond Albin. Et bien pour Sidatty c'est le respect car si tout le monde se respecte chacun peut vivre libre et en bonne intelligence 😚 Cette notion lui vient de son éducation mais aussi de l'islam qui prône cette valeur.
Nous rencontrons également sa fille qui nous sert les trois thés traditionnels 🫖 Cette dernière a loupé son bac l'année dernière et va donc le repasser. Elle devait partir étudier le tourisme en Belgique en logeant chez une amie voyageuse de Sidatty mais les plans ont changé. Son père a sûrement pris un peu peur face aux mauvaises rencontres et tentations que sa fille pouvait faire en Europe et a décidé qu'elle irait étudier à la fac d'Atar qui est en plein développement et a maintenant de meilleurs professeurs qu'avant. Quand Lucie demande à la principale intéressée ce qu'elle en pense, elle répond qu'elle est heureuse de ce que son père décide pour elle 🤨
Après cette rencontre riche en partage de culture, nous reprenons la route 🚚 Petit arrêt chez Cheikh, le pompiste, chez qui nous faisons le plein. Il nous propose encore un thé et de rester dormir mais malheureusement il nous faut continuer. Après quelques kilomètres, l'oreille de Matthieu est alertée par un bruit étrange 👂 Un "pfffuittt" vient de se produire et son moteur a maintenant un vrombissement sensiblement plus sourd que d'habitude et un peu moins de patate. Bon, on va s'arrêter dans la ville qui se dessine mais nous avons peu d'espoir de trouver un mécano. Nous envoyons un message à Sidatty qui nous envoie son neveu Abdel, qui habite justement à Akjoujt, pour nous aider. Entretemps, Matthieu le nez dans le moteur a trouvé le problème, la durite du turbo s'est détachée, encore un problème dû aux vibrations des routes mauritaniennes 🫨 Si ça continue le bolide va finir en pièces détachées 😅 Mais plus de peur que de mal, nous nous éloignons de la foule du centre et stationnons devant chez Abdel. Avec Matthieu, ils arrivent à remettre la durite en place malgré le moteur chaud. Nous repartons avec le tournevis qui a servi à la réparation en cadeau 🪛 Abdel prendra des nouvelles dès le lendemain. Encore une preuve de la générosité des mauritaniens 🙏
Arrivés à Nouakchott le lendemain, nous repérons immédiatement la grande quantité de berlines Mercedes des années 90, plus ou moins rutilantes 😏 En Mauritanie, ce sont quasi exclusivement ces véhicules qui servent de taxi dans les villes. Et ne vous fiez pas à son utilisation européenne : ici on peut y rentrer facilement à huit 🤯
Nous entamons notre première mission : trouver les fameuses vis qui nous permettront de réduire l'écart de la paroi du camping-car. Nous avons repéré une zone avec des petits magasins de quincaillerie. Matthieu part donc à la recherche de son trésor 🏴☠️ Ce que Matthieu veut ce sont des vis autotaraudeuse de longueur 50 et de diamètre 6. Rien de fou en soit, n'importe quel Brico Dépôt aurait ça en stock. Mais ici clairement, pas de rayonnages bien rangés pour trouver ce qu'on cherche tout seul : il faut demander au tenancier qui te diras si il a l'objet convoité ou non. À la première boutique c'est un échec, ils n'ont que des vis à bois 😐 Pas plus de chance à la deuxième mais le gérant accompagne Matthieu pour faire encore trois autres boutiques jusqu'à tomber sur une proposant enfin des vis. Mais impossible de connaître les tailles des vis qui se vendent à l'unité 🧐 Il faudra que Matthieu revienne avec son pied à coulisse pour enfin acheter les six vis désirées. Ouf 🥵 C'est un schéma qu'on retrouvera assez souvent en Afrique : dans l'absolu dans une capitale il est possible de trouver n'importe quel objet. Sauf que personne ne sait où il ça se trouve 🤣
Pendant ce temps, Lucie a repéré une boulangerie avec ses yeux lasers 👀 Elle en revient avec du pain et des viennoiseries 😋 Dans notre couple, chacun a ses préoccupations mais on peut dire qu'elles sont complémentaires 😂
Après avoir affronté les embouteillages de l'heure de midi de Nouakchott, nous nous posons au campement Escale Africa. Nous trouvons notre emplacement à l'abri des arbres et nous y sentons immédiatement bien. Le campement est celui du cousin du propriétaire du campement d'Atar. Ce campement a tout pour nous plaire, c'est comme un petit Eden au milieu de l'agitation constante de la ville 😌 Seuls les moustiques en soirée viendront perturber notre tranquillité.
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